Quand le roi François Ier faisait faire les portraits de ses tout jeunes enfants


Quelle charmante exposition que celle qui se tient actuellement -et jusqu’au 2 octobre prochain- au château de Chantilly. Charmante mais aussi ô combien précieuse pour celles et ceux qui s’intéressent à l’histoire de France mais aussi à l’histoire de l’art. Sous le titre «Clouet – A la cour des petits Valois», sont présentés des portraits -dessins et peintures- des enfants de François Ier et Claude de France, ainsi que de ceux d’Henri II et de Catherine de Médicis . 

Une première série dessinée par Jean Clouet vers 1524

C’est apparemment autour de 1524 que le roi François Ier demanda à son portraitiste officiel, Jean Clouet, de «croquer» ses enfants. En découlèrent des portrais dessinés, figurant Charlotte (qui mourra des suites d’une rougeole le 8 septembre 1524), François, Henri (le futur Henri II ), Madeleine et Charles. Cette date est avancée au vu de l’âge des petits princes et princesses représentés -de 7 à 1 ou 2 ans- et de l’absence de l’aînée de la fratrie Louise, décédée en 1518, et de la benjamine, Marguerite, trop jeune pour poser car née le 5 juin 1523. Ces dessins servirent de base à deux séries de tableaux: la première, de petits formats dans la foulée, par le même artiste; la seconde, de plus grandes dimensions, par son fils François Clouet, au début des années 1540. 

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«La découverte de deux exceptionnels portraits peints représentant deux des enfants de François Ier, jamais montrés au public jusqu’ici, appartenant à la même série que l’un des tableaux de Chantilly et basés par les dessins de Jean Clouet conservés au musée Condé, forme le début d’une histoire passionnante sur la fabrique du portrait d’enfant royal au sein des cours de François Ier, d’Henri II et de Catherine de Médicis», peut-on lire sur le site du château de Chantilly . L’exposition propose en effet aux visiteurs non seulement d’admirer les frimousses de ces petits Valois, mais également de voir comment Jean et François Clouet, ainsi que Germain Le Mannier ou Jean Decourt, ont témoigné à la fois dans ces portraits de l’innocence de leurs jeunes modèles et de leur stature de fils et filles de rois.

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