« Déserteurs » russes: les sénateurs écologistes pour leur accueil en France


A Bruxelles, la Commission européenne dit « suivre très attentivement la situation. »

Une question qui divise. Les sénateurs écologistes ont plaidé vendredi pour l’accueil en France « d’opposants » et de « déserteurs » russes qui refusent leur éventuelle mobilisation sur le front ukrainien, dans un courrier adressé à la Première ministre Elisabeth Borne.

Alors que Vladimir Poutine a annoncé mercredi la « mobilisation partielle » des Russes en âge de combattre, les douze sénateurs écologistes demandent au gouvernement d’accueillir « toutes celles et ceux qui refusent cette folie meurtrière de Poutine », les « opposants » et « déserteurs ».

« Une large partie de la population russe refuse de participer à une guerre meurtrière qu’elle désapprouve », estiment ces parlementaires dans un communiqué où ils font part du courrier envoyé à Elisabeth Borne.

Division

Pour « l’accueil des citoyen.nes russes qui s’opposent fermement au conflit », « la France doit joindre sa voix à un effort collectif et porter cette nécessité au niveau européen », poursuit le groupe écologiste, présidé par le sénateur de l’Isère Guillaume Gontard.

« Nous demandons de plaider, auprès des instances européennes, l’élargissement de la portée de la directive relative à la protection temporaire, qui a démontré son efficacité pour l’accueil et le transit de cinq millions de personnes qui ont fui l’Ukraine », conclut le communiqué.

A Bruxelles, la Commission européenne « suit très attentivement la situation » de Russes qui fuient la mobilisation et mène des consultations avec les Etats membres, a indiqué vendredi son porte-parole, Eric Mamer. « C’est une question délicate », a-t-il reconnu.

Et elle divise les Etats européens, entre l’Allemagne qui se dit prête à accueillir les déserteurs et les pays baltes qui y sont hostiles. Une réunion d’urgence des ambassadeurs des 27 est prévue lundi à Bruxelles.

L’exécutif européen n’a pas donné de chiffre sur l’ampleur des arrivées de Russes dans l’UE à la suite de l’ordre de « mobilisation partielle » annoncé mercredi par Vladimir Poutine.

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