Jupiter n’a pas été aussi près de la Terre depuis 60 ans : c’est le moment pour l’observer !


Ce lundi 26 septembre, la plus grande planète du Système solaire, JupiterJupiter, sera en opposition. Cela signifie qu’elle sera alignée avec la Terre et le SoleilSoleil et que vous pourrez l’admirer toute la nuit, plus étincelante que jamais en 2022. Pourquoi ? Parce que cette année, son opposition coïncide, à quelques heures près, avec sa plus petite distance avec notre Planète. C’est donc ce dimanche 25 septembre que la géante gazeusegéante gazeuse aura atteint le point de son orbite le plus proche de la Terre. Quelque 591 millions de kilomètres seulement. La planète n’a pas été aussi proche de nous depuis 1963 !

Comment observer Jupiter ?

C’est donc une excellente période pour observer Jupiter. À l’œilœil nu bien sûr, et/ou avec un instrument si vous en possédez un. Et si ce n’est pas le cas, peut-être connaissez-vous quelqu’un qui a un télescope ou une lunette, ou encore y a-t-il une structure près de chez vous qui propose des soirées observations au public (club d’astronomie, centre d’astronomie, certains planétariums, etc.). En outre, n’hésitez pas à viser la planète géanteplanète géante avec une paire de jumelles, cela marche très bien, car vous verrez alors ses quatre plus grandes luneslunes (sur les 79 connues) : IoIo, Europe, Ganymède et Callsito. Vous constaterez aussi que ce point lumineux dans le ciel devient un petit disque (une sphère en réalité) où l’on peut discerner, deviner, des bandes nuageuses.

« Nous n’avons jamais vu Jupiter comme ça ! » : des images inédites prises par le télescope James-Webb

Ces jours-ci donc, Jupiter s’affiche dans les oculairesoculaires un peu plus grande que d’habitude puisqu’elle est plus proche de la Terre, pour le plaisir des curieux et des astronomesastronomes amateurs (débutant ou confirmé et lourdement équipés). Les photos vont pleuvoir sur les réseaux sociauxréseaux sociaux. Beaucoup d’entre elles, après un travail important de traitement, nous régalent par la richesse des détails capturés sur la géante gazeuse (différentes bandes nuageuses et taches dans la haute atmosphèreatmosphère). Bien entendu, comme pour chaque observation céleste, il est vivement recommandé de privilégier un site à la campagne, dénué de pollution lumineusepollution lumineuse afin d’en profiter au maximum, dans la nuit noire. Et plus l’astreastre sera haut dans le ciel, moins il sera gêné par la turbulenceturbulence atmosphérique près de l’horizon.

Jupiter, maître du ciel

Jupiter gravite autour du Soleil en 12 années terrestres, ce qui lui permet de traverser une constellation du zodiaquezodiaque par an en moyenne, lesquelles sont alignées sur l’écliptiqueécliptique (le plan de l’orbite de toutes les planètes). Actuellement, la géante gazeuse est dans les PoissonsPoissons, au-dessus de la queue de la Baleine et non loin de NeptuneNeptune (découvrez Neptune observée par James-Webb) — vue de la Terre. Mais cette dernière, la plus éloignée du Soleil, ne brille pas suffisamment pour être distinguée à l’œil nu.

Plongez dans les tourbillons gazeux de Jupiter en 3D

Distante actuellement de 590 millions de kilomètres (sa distance moyenne est de 779 millions de kilomètres), Jupiter brille forcément un peu plus que les autres années. Vous l’avez sans doute déjà remarquée dans le ciel, étincelante, à mi-hauteur entre l’horizon et le zénith, au-dessus du sud-est, en fin de soirée. Comme c’est une planète, un astre relativement proche de nous (elle n’est qu’à 33 minutes-lumière !) à la différence des étoilesétoiles, Jupiter ne scintille pas.

Pour cette période d’opposition, la géante gazeuse va régner en maître sur toute la nuit, sans Lune ni VénusVénus pour lui faire de concurrence. Elle se lève à l’est, juste face au Soleil couchant puis plonge sous l’horizon ouest, quand l’astre solaire revient. Cela fait de belles nuits complètes pour la scruter et suivre la danse de ses satellites.


Article de Xavier DemeersmanXavier Demeersman publié le 10 juin 2019

En opposition le 10 juin, Jupiter est au plus près de la Terre et visible toute la nuit. La Terre est juste entre la géante et le Soleil. C’est le moment d’en profiter, à l’œil nu, aux jumelles ou dans une lunette.

Aujourd’hui, 10 juin, vers 15 heures TU, soit à 17 heures, heure de Paris, Jupiter était en opposition. Autrement dit la plus grosse planète du Système solaireSystème solaire est alignée avec le Soleil et la Terre. C’est donc le meilleur moment pour l’admirer, de la tombée de la nuit au lever du jour. Et cette année, elle brille d’autant plus que la distance qui nous en sépare n’est que de 641 millions de kilomètres. Passant du sud-est au sud-ouest, la géante gazeuse culmine dans le ciel au-dessus du sud vers 1 h 30 du matin. Même la rouge AntarèsAntarès (magnitudemagnitude 1), qui n’est pas loin, paraît bien pâle à côté de Jupiter (magnitude -2,6).

En 2019, la planète traverse la « maison » voisine du Scorpion, le Serpentaire, treizième constellation du zodiaque, aussi nommée Ophiuchus. Ses étoiles dessinent le fils d’Apollon dans la mythologie grecque Asclépios (Esculape pour les Romains). Ayant suivi les enseignements du Centaure Chiron (le Sagittaire est à côté), le héros était considéré comme le maître des serpents. Il en tient d’ailleurs un dans ses mains. Actuellement, on peut donc voir l’« astre vagabond » (étymologie du mot planète) se faufiler près de l’un des deux pieds d’Ophiuchus, à l’orée de la brumebrume argentée de la Voie lactéeVoie lactée, laquelle on devine à l’arrière-plan, tachée d’obscurs nuagesnuages de poussière. C’est un contexte magnifique mais cela a l’inconvénient qu’à nos latitudeslatitudes moyennes, la géante gazeuse n’est pas très haute au-dessus de l’horizon, ses rayons traversent une couche épaisse de l’atmosphère ce qui se traduit par une plus forte turbulence et des images moins nettes, au grand dam des astronomes amateurs.

Comment observer Jupiter ?

Divinité de la lumièrelumière, « lance-foudre » pour Homère, Jupiter-Zeus (même étymologie) comble tous les curieux du ciel qui le contemplent. Avec une paire de jumelles, vous ne serez pas trop gêné par la turbulence et vous régalerez de la danse de ses plus grandes lunes : Ganymède, CallistoCallisto, Europe et Io. Ce sont ses quatre satellites galiléens (GaliléeGalilée fut le premier à les observer), quatre petits diamantsdiamants dont vous pouvez suivre les mouvementsmouvements au fil de la nuit.

Dans une lunette ou un télescope, avec un plus fort grossissement, vous vous émerveillerez en regardant (ou découvrant) les ceintures ocresocres de la géante gazeuse, les bandes équatoriales, et bien sûr, la Grande Tache rouge. Connu depuis trois siècles et demi, cet œil rouge-orange – un anticycloneanticyclone – intrigue les astronomes de par sa nature et, plus récemment, par ses changements de taille importants observés. Non seulement sa taille diminue à vue d’œil (si l’on peut dire) mais ses bords semblent se déliter et se mélanger avec la bande équatoriale ces dernières semaines. La Grande Tache rouge serait-elle en train de disparaître ?

Bien qu’en opposition aujourd’hui, Jupiter restera visible tous les soirs d’été. Et à plusieurs reprises, la Lune viendra lui tenir compagnie (une conjonctionconjonction), comme le 16 juin prochain.

 

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